Paul FAUCONNET (1874- 1938)

aux fondements de la sociologie juridique française



    Auteur d’un maître-ouvrage, La responsabilité. Étude de sociologie (1920), Paul Fauconnet, collaborateur de l’Année sociologique, proche de Durkheim et de Mauss, enseignant à la Sorbonne durant presque vingt ans, s’avère être aujourd’hui un sociologue méconnu des chercheurs généralistes. Évoqué incidemment dans les mémoires de tel sociologue, mentionné parmi la liste des durkheimiens, sa vie demeure mal connue et son œuvre partiellement oubliée. Convaincu de l’intérêt contemporain de sa sociologie, nous proposons ici une brève introduction à l’étude de ce sociologue toujours actuel.

Les années de formation, la carrière universitaire et scientifique

    À la Sorbonne et au Collège de France, Paul Fauconnet acquiert la formation d’un esprit universitaire et prépare l’agrégation de Philosophie qu’il obtient la même année que Marcel Mauss, en mai 1895 (Mauss est reçu troisième et Fauconnet quatrième). Alors que Marcel Mauss apparaît déjà aux yeux de son oncle Durkheim comme un jeune célibataire à remettre sans cesse dans le droit chemin de la carrière scientifique, Paul Fauconnet offre l’image d’un bon élève, régulier, à la culture très étendue.
    Cela est manifeste dans le portrait à 20 ans que dresse de lui leur camarade d’agrégation Edgar Milhaud, portrait repris par Mauss dans la nécrologie qu’il rédige en 1938, à la mort prématurée de Paul Fauconnet :
    « [Fauconnet] avait toujours [...] lu le livre du jour, quel qu’en fût l’objet [...] il avait toujours vu la pièce du jour [...] et rien de ce qui se passait dans le monde lui était étranger.[...] ; et en même temps, il remportait le prix d’histoire, le prix de littérature, ensuite le prix de philosophie, d’autres encore [...]. Il avait évidemment des dons personnels extraordinaires, qui permettaient d’accomplir en un rien de temps une énorme besogne.[...] Tous étaient frappés par l’autorité de la pensée de ce jeune homme de vingt ans, qui paraissait avoir fait le tour de l’expérience humaine, et dont les réparties instantanées attestaient autant la puissance d’intelligence que de précision parfaitedans le savoir »[1]
    À ce portrait flatteur s’ajoute une capacité de travail impressionnante, renforcée par l’hygiène morale et le style de vie de Paul Fauconnet. En effet, il adopte très tôt une ascèse intellectuelle, soutenue par la constance d’une existence conjugale qui l’amène pourtant à accepter des charges de travail excessives pour faire vivre femme et enfants. Il s’agit là d’un mode de vie qui correspond à la division sexuelle du travail usuelle dans une famille de la bonne bourgeoisie des années 1900.
    Ce dévouement à la carrière universitaire « qui tient parfois du martyre » ajoute encore son ami Marcel Mauss lui vaut d’être présenté à Émile Durkheim (40 ans) dont il devient le plus jeune collaborateur à l’Année Sociologique (24 ans) en 1898. À l’époque, la sociologie, et au-delà les sciences humaines, sont loin d’être institutionnalisées, socialement valorisées comme c’est le cas aujourd’hui. Non, d’ailleurs, sans confusion ni excès. Mais il y a plus de cent ans, le marché de la sociologie universitaire était encore restreint, si bien que les apprentis sociologues ne se voyaient pas du tout assurés de trouver un poste et un emploi dignes de leurs titres scolaires ni de leurs légitimes ambitions.
    Agrégé de philosophie en 1895, Paul Fauconnet accède à la chaire de philosophie sociale de l’Université de Toulouse en grande partie grâce à la campagne de soutien menée en sa faveur par Durkheim et ses amis, bien qu’il n’ait pas encore achevé sa thèse de doctorat. Sa thèse de lettres sur la responsabilité, soutenue en 1920, lui permet par la suite d’être nommé chargé de cours en sciences de l’éducation et en pédagogie à la Sorbonne en 1921, à la chaire laissée vacante par Durkheim. Cependant, ce n’est qu’en 1932 qu’il est titularisé professeur à la Sorbonne, à l’âge de cinquante-huit ans, six ans avant sa disparition.
 
Un collaborateur essentiel de L’année sociologique
 
  De 1898 à la première guerre mondiale puis à la seconde période de la revue, au milieu des années 1920, Paul Fauconnet consacre une grande partie de son temps à l’Année Sociologique dont il est l’un des principaux collaborateurs. Une fidèle collaboration récompensée par la confiance d’Emile Durkheim, véritable chef de file de la sociologie française d’avant 1914. Ainsi lorsqu’il s’agit de prendre une décision importante pour sa revue, Durkheim consulte une sorte "d’état-major"[2] composé de Célestin Bouglé, Paul Fauconnet, Henri Hubert, Marcel Mauss et François Simiand.
    Après la mort de Durkheim en 1917, Paul Fauconnet soutient Marcel Mauss ; il lui prodigue des conseils semblables à ceux de l’oncle défunt : mener une vie plus régulière par la vertu d’un bon mariage, cesser de s’éparpiller intellectuellement en se concentrant sur sa thèse, songer à bâtir une œuvre achevée et cohérente.
    Il est aussi présent aux côtés du neveu de Durkheim lorsque celui-ci souhaite faire reparaître l’Année Sociologique dont la livraison a été interrompue par la grande guerre et la mort du maître. Durant les années 1920, il participe à différentes réunions préparatoires au lancement de l’Année Sociologique 2ème série, comme l’atteste notamment sa correspondance avec M. Mauss. Toutefois, s’il accepte d’être le secrétaire de la revue nouvelle version, et le chef de la rubrique de sociologie juridique, il prend très vite conscience de la difficulté de l’entreprise. En effet, il manque sans doute à la jeune direction l’énergie, l’organisation et peut-être une part du prestige dont jouissait Durkheim. Si bien que Fauconnet propose assez vite de se retirer et n’accepte de poursuivre son travail que secondé par de nouveaux collaborateurs et encore à la condition d’être rétribué.
    Il ne faut voir là aucune discorde, ni une once de mesquinerie, mais un acte de prudence et de responsabilité à l’égard des siens. Sa famille réclame ses soins et nécessite un soutien financier constant. Des besoins matériels d’autant plus impérieux que le ménage est régulièrement à cours d’argent et que la maladie vient le fragiliser. Elle frappe d’abord son épouse au cours de l’année 1914, puis Fauconnet lui-même peu après son arrivée à la Sorbonne.
 
Fidélité à Durkheim et indépendance d’esprit
 
    Son adoubement précoce par Durkheim fait aisément ranger Paul Fauconnet sous la bannière des "durkheimiens". On peut esquisser à grands traits un tableau de l'influence que Durkheim exerça sur Fauconnet sans pour autant que celui-ci devînt seulement un disciple orthodoxe. En effet, Fauconnet participe avec Marcel Mauss puis avec Durkheim lui même à la rédaction de deux textes programmatiques destinés à la grande encyclopédie : "Sociologie" (1901) et "Sociologie et sciences sociales" (1903). « Vaillant défenseur de l'enseignement de la sociologie dans les Écoles Normales Primaires pendant l'entre-deux guerres, Fauconnet publia en 1925 (et data erronément de 1902-1903) L'éducation morale de Durkheim, cours pédagogique de 1898-1899 »[3].
    Cependant, l’admiration lucide pour Durkheim et la liberté de pensée de Paul Fauconnet peuvent être mis au jour au moyen de quelques exemples. D’une part, le jeune pair de la sociologie livre dans la Revue philosophique un compte-rendu dans l’ensemble très positif du Suicide (1897) de Durkheim. À juste titre, il s’attache moins au détail de la typologie ou à la casuistique du suicide qu’à la question à laquelle Durkheim tente de répondre – "Pourquoi se suicide-t-on ?" – et à la théorie sociologique qu’il emploie pour ce faire. Plus encore, il voit dans l’ouvrage un manuel pratique de sociologie qui complète les axiomes énoncés dans Les règles de la méthode sociologique (1895). L’usage assez neuf pour l’époque des statistiques, les résultats et les moyens de preuves déployés forment un manifeste pour une sociologie scientifique, débarrassée de prénotions et d’idéologie, que Durkheim appelle de ses vœux ; une ambition partagée par Fauconnet dans son compte-rendu[4].
    Désormais leurs contradicteurs devront témoigner de la même rigueur d’esprit et discuter autant des méthodes que des résultats toujours perfectibles des sciences humaines. Une avancée que l’on peut également analyser comme la volonté partagée d’institutionnaliser la sociologie, en lui donnant une plus grande visibilité académique.
    D’autre part, Paul Fauconnet partage avec Durkheim et ses proches une affinité intellectuelle et morale en faveur du socialisme réformiste. Proche collaborateur du journal le Mouvement socialiste, il participe en outre à L’École socialiste. Celle-ci prodigue un enseignement gratuit à l’image de son principe de solidarité sociale. Il donne donc des cours à l’École avec d’autres tels Mauss ou Simiand. Ce qui fera dire à Charles Andler, l’un des fondateurs de la psychologie en France, que ces jeunes gens « cherchent un fondement au socialisme jusque dans la sociologie » – Mais la réciproque n’était-elle pas souvent vraie ?
    Nonobstant, la curiosité intellectuelle et le travail de recherche de Fauconnet plaident en faveur de son indépendance d’esprit qui se refuse à la déification de la figure du maître, Durkheim, surtout à titre posthume. Certes, il veille avec Mauss à la publication des oeuvres inédites de Durkheim durant l’entre-deux guerres. Sa leçon inaugurale à la Sorbonne porte sur "L’œuvre pédagogique de Durkheim". Mais il y a aussi chez lui une curiosité pour la psychologie plus manifeste que chez le précédent, et cela dès les années de formation au Collège de France ; en outre il acquiert une connaissance du Droit, des systèmes juridiques traditionnels et modernes qui le rapprochent davantage de J. Davy ou, manifestement, de Henri Lévy-Bruhl qui appartient à la génération suivante. Son grand œuvre sur La responsabilité. Une Étude de sociologie (1920, 1928) dépasse par sa visée et son ampleur l’analyse des institutions juridiques ou morales comme la seule expression de la conscience collective. Quoi que l’auteur pût en dire par ailleurs.
 
L’enseignant, le rédacteur en chef l’emportent sur le savant
    Différentes bonnes raisons aident à comprendre l’oubli relatif dans lequel se trouve aujourd’hui encore la sociologie de Paul Fauconnet. Sans doute n’est-il pas un homme de réseaux, soucieux de donner à ses travaux la publicité qu’ils méritent. Ensuite, les soucis de santé de sa femme puis les siens, ses problèmes d’argent le démobilisent et affectent sa capacité de travail. Un travail dans lequel entrent certainement un goût de la perfection, un excès de scrupule qui freinent l’auteur dans la rédaction de sa thèse au long cours. Bon orateur, familier du contact avec les étudiants, il sera finalement l'homme d'un seul livre. Une œuvre originale, difficile d'accès, toujours actuelle : La responsabilité. Étude de sociologie.

    À l’instar de Durkheim, il encourage Mauss à achever sa thèse ; il le seconde pour l’édition posthume des œuvres durkheimiennes et dans la lancement de la 2ème série de l’Année sociologique, jusqu’à l’échec avéré de 1927. De plus, c’est un bon orateur, familier du contact avec les étudiants auxquels il se consacre volontiers. Finalement, ces activités multiples lui font négliger sa propre œuvre. Une œuvre originale, difficile d’accès, qui se résume à un livre toujours actuel : La responsabilité. Étude de sociologie.

    Dans la préface à l’édition de 1920, l’auteur reconnaît la dette contractée auprès de son "maître" Durkheim, auquel il dédie son ouvrage. Cette dette spécifique a pour origine les quatre leçons sur la responsabilité que Durkheim a donné en 1894 à Bordeaux dans son cours relatif à "La théorie des sanctions". Le manuscrit de La responsabilité est presque achevé dès 1914, comme l’atteste d’ailleurs la bibliographie. Toutefois, la grande guerre et la mort de Durkheim interrompent le travail de rédaction de Fauconnet. Ce n’est que quelques années plus tard qu’il y porte le point final, soumet le manuscrit à Marcel Mauss alors directeur d’études à L’École Pratique des Hautes Études. Il finit par soutenir sa thèse qui paraît chez Félix Alcan en 1920 puis en 1928.

    La spécificité de son unique livre le rend d’accès difficile ; son contenu est longtemps méconnu d’une grande part des sociologues et des juristes. L’érudition, son caractère technique peuvent l’expliquer en partie. Mais ce qui déconcerte plus sûrement le lecteur, c’est le point de vue de l’ouvrage qui est à la fois philosophique, historique, anthropologique et sociologique au sens où la responsabilité est envisagée dans les principales aires culturelles de la planète, à différentes époques de l’histoire humaine.

Redécouvrir une œuvre essentielle, aux fondements de la sociologie juridique

    On sait l’importance des institutions et de la sociologie du droit pour Durkheim et les premiers durkheimiens. En effet, Durkheim voyait dans les mœurs et l’évolution du Droit une expression de la conscience collective des membres d’une société. C’est par ce prisme que le changement social peut être étudié.

    À cet égard, Fauconnet et Mauss soutiennent dans leur article "Sociologie" (1901) destiné à la Grande Encyclopédie que leur discipline se distingue de la métaphysique, de la philosophie de l’histoire ; ils réfutent les théories "individualistes" ou "naturalistes" de Tarde et Spencer. Fauconnet stigmatise la faiblesse des théories classiques et néoclassiques de l’activité économique ainsi que l’insuffisance explicative du droit naturel en matière d’analyse des phénomènes sociaux.

    Cependant, la lecture de La responsabilité nous convainc que les institutions ne  forment pas pour l’auteur le seul objet de la sociologie. Échappant à l’évolutionnisme encore vif de son temps, il pratique une sociologie historique et comparative de la responsabilité, des problèmes moraux qu’elle soulève dans les sociétés dites "primitives" ou traditionnelles et dans les sociétés occidentales modernes.

    Bien que Paul Fauconnet soit incontestablement un durkheimien, il n'est pas interdit de lire aussi son œuvre selon une perspective plus wéberienne ou proche du courant dit de "l’individualisme méthodologique". En effet, dans son texte, il démontre la rationalité contenue dans les sanctions collectives des sociétés anciennes et le processus d’individualisation de la peine qui se développe avec l’individuation au sein des sociétés démocratiques modernes. Le choix du ou des porteurs de la responsabilité en matière de justice punitive dépend d’un certain nombre de "bonnes raisons" pour reprendre l’expression de Raymond Boudon. Il s’agit de faire cesser le comportement fautif et de le sanctionner, sans quoi la loi n’aurait aucune existence réelle, aucun pouvoir dissuasif. Mais il s’agit aussi, au-delà de la rétribution du délit par la peine, de restaurer la valeur bafouée, de réparer les liens sociaux affectés par l’acte déviant. Pour y parvenir, l’auteur montre de façon très moderne que l’usage de la responsabilité collective dans les sociétés anciennes, les sanctions édictées contre les objets ou les sujets de droit, les condamnations in solidum des sociétés contemporaines sont autant de solutions pour résoudre le problème suivant : « Qui punir – et comment – en cas de faute grave, crime ou délit ? ».

Un programme pour la sociologie juridique contemporaine
 

  Pour finir, il faut noter que la sociologie juridique esquissée par Durkheim et poursuivie par Fauconnet influença la conception du droit et son rapport à la société que développèrent les juristes Léon Duguit (Bordeaux) et Maurice Hauriou (Toulouse) de manière opposée[5]. Le premier en faveur de la suppression des droit subjectifs au profit d’un État idéal réalisant les aspirations solidaristes des citoyens au moyen de vastes services publics. Le second en défendant les droits subjectifs de l’influence de l’État-Providence, ce dernier n’ayant de légitimité qu’au service d’individus responsables, titulaires de droits et de devoirs exprimant leur liberté de citoyens.
    Alors que la sociologie juridique en France a été ensuite progressivement accaparée par les juristes jusqu’à nos jours, l’œuvre de Paul Fauconnet fait l’objet d’une redécouverte récente, notamment par Pierrette Poncela, et d'autres chercheurs à la suite, après Jean Carbonnier[6]. Étrangement, les sociologues, hormis certains spécialistes du droit, continuent de méconnaître une œuvre proprement sociologique. Peut-être parce que la sociologie historique des pères fondateurs est aujourd’hui en déclin, peut-être parce que les jeunes chercheurs peinent à réinvestir complètement ce champ essentiel de la sociologie française.

 
Thierry TIRBOIS
Bibliographie sélective pour aborder la vie et l’œuvre de Paul Fauconnet
 
Berthelot J-M, "Les règles de la méthode sociologique ou l’instauration du raisonnement expérimental en sociologie", préface à É. Durkheim, Les règles de la méthode sociologique, coll. Champs-Flammarion, Paris, Flammarion, 1988.
Besnard P., Études durkheimiennes, Genève, Librairie Droz, 2003.
Borlandi M., "Paul Fauconnet (1874-1938)" in Boudon R. et alii (dir.) Dictionnaire de la pensée sociologique, "Quadrige", PUF, 2005.
Boudon R., Les méthodes en sociologie, coll. Que sais-je ?, Paris, PUF, 10ème édition corrigée, 1995.
Carbonnier J., Sociologie juridique, coll. Quadrige, Paris, PUF, 1994.
Chazel F., Aux fondements de la sociologie, coll. Sociologies, Paris, PUF, 2000.
Davy G., La foi jurée. Étude sociologique du problème du contrat. La formation du lien contractuel., Bibliothèque de philosophie contemporaine, Paris, Félix Alcan, 1922.
Duguit L., Traité de droit constitutionnel, 3 vol., édition définitive, Paris, Cujas, 1930.
Fauconnet P., La responsabilité. Étude de sociologie, Bibliothèque de philosophie contemporaine, Paris, Félix Alcan, 1920, 2ème éd. 1928.
Fournier M., Marcel Mauss, Paris, Fayard, 1994.
Marcel J-C., Le durkheimisme dans l’entre-deux guerres, coll. Sociologie d’aujourd’hui, Paris, PUF, 2001.
Mucchielli L., La découverte du social. Naissance de la sociologie en France, Paris, La Découverte, coll. "Textes à l'appui", 1998.
Poncela P., Autour de l’ouvrage de Paul Fauconnet : une dimension sociologique de la responsabilité pénale, Archives de philosophie du droit, n° 22, 1977, pp. 131-142.

Bibliographie sélective de Paul Fauconnet en langue française

- "Sociologie", La Grande Encyclopédie, n° 30, 1901, pp. 165-176 (avec M. Mauss. Repris in Mauss, Œuvres, Paris, Minuit, vol. 3, 1969, pp. 139-177).
- "Sociologie et sciences sociales", Revue philosophique, n° 55, 1903, pp. 465-497 (avec É. Durkheim. Repris. in Durkheim, Textes, Paris, Minuit, 1975, vol. 1, pp. 121-159).
- La responsabilité. Étude de sociologie, Paris, Alcan, 1920, 1928 pour la 2ème éd.
 

[1] Marcel Mauss, "Paul Fauconnet" (notice nécrologique), s.d., p. 3, Fonds Hubert-Mauss, Archives du Collège de France. Repris par Fournier M, Marcel Mauss, biographie, Paris, Fayard, 1994, p. 66.
[2] L’expression est de Besnard P. in Études durkheimieinnes, cité dans la bibliographie de l’article.
[3] Borlandi M., Fauconnet Paul (1874-1938), in Boudon R et alii (dir.) Dictionnaire de la pensée sociologique, Quadrige, PUF, 2005.
[4] Fauconnet P., compte-rendu d’É. Durkheim, Le suicide, in Revue philosophique, t. XLV, avril 1898, pp. 428 et s.
[5] Chazel F., "Émile Durkheim et l'élaboration d'un "programme de recherche" en sociologie du droit, in "Aux fondements de la sociologie", coll. "Sociologies", PUF, 2000, pp. 169-183.
[6] Carbonnier J., Sociologie juridique, coll. "Quadige", PUF, 1994 ; Poncela P., "Autour de l'ouvrage de Paul Fauconnet : une dimension sociologique de la rersponsabilité pénale", Archives de philosophie du droit, n° 22, 1977, pp. 131-142.

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Sociologie et sciences sociales (É. Durkheim & P. Fauconnet), 1903.